Manifestations buralistes du 7 au 11 septembre. L’EDC sur le terrain, aux côtés du réseau

Publié le 11 Sept 2026

Mis à jour le 14 Sept 2026

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L'EDC sur le terrain, aux côtés du réseau

Du 7 au 11 septembre 2026, la profession des buralistes a vécu une semaine inédite : pour la première fois depuis près de dix ans, les débitants de tabac sont descendus dans la rue. Six rassemblements, cinq régionaux et un national, ont mobilisé le réseau autour d’un mot d’ordre commun : le gel de la fiscalité du tabac. L’EDC, qui accompagne les buralistes depuis 1928, a tenu à être présente sur le terrain, aux côtés des buralistes, du premier au dernier jour de cette mobilisation.

Une semaine de mobilisation inédite pour la profession

À l’appel de la Confédération nationale des buralistes, plusieurs centaines de buralistes se sont mobilisés à chaque étape de la semaine, dans six villes volontairement choisies loin des grandes métropoles. Une mobilisation que le président de la Confédération, Serdar Kaya, résume en une phrase : il s’agissait de montrer que les buralistes ne seront « jamais réduits au silence ».

Le choix de Vernon pour clôturer la semaine n’avait rien d’un hasard : la ville de l’Eure est le fief de Sébastien Lecornu, dont le Premier ministre est toujours premier adjoint au maire. Un symbole assumé, pensé comme un appel à ouvrir le dialogue directement avec le gouvernement, à quelques jours de l’ouverture des débats budgétaires.

Pour la Confédération, l’enjeu dépasse la seule profession : ces mobilisations défendent, selon Serdar Kaya, à la fois les 22 500 buralistes de France et les 10 millions de consommateurs légaux qui dépendent de ce réseau de proximité.

Des revendications claires, un avertissement sans détour

Les buralistes ont porté deux revendications précises tout au long de la semaine : le gel du prix des cigarettes, et la fin de l’indexation automatique des prix du tabac sur l’inflation, mécanisme instauré par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023. Sans intervention, ce mécanisme continuera de faire grimper mécaniquement le prix du paquet.

Face aux parlementaires qui envisageraient d’alourdir encore la fiscalité, le ton de la Confédération n’a laissé place à aucune ambiguïté. Son président a prévenu : « si la fiscalité augmente, nous serons en danger de mort ».

L’argument budgétaire avancé par la profession mérite d’être entendu : depuis deux ans, la baisse des ventes légales fait déjà reculer les recettes fiscales liées au tabac. Pour Serdar Kaya, miser sur une nouvelle hausse des prix pour renflouer les caisses de l’État reviendrait à se tromper de solution puisque chaque hausse pousse un peu plus les consommateurs vers le marché parallèle.

Un marché parallèle qui prospère, une filière qui s’inquiète

C’est l’autre grande alerte de cette mobilisation : la fiscalité du tabac alimente directement l’essor du marché illégal, devenu un véritable modèle économique pour des organisations criminelles. Les buralistes saluent le travail des douanes et des forces de l’ordre, mais dénoncent un laxisme judiciaire face aux trafiquants. Ils pointent aussi l’arrivée massive de paquets en provenance d’autres pays européens, notamment d’Espagne, mais aussi du Luxembourg et d’Italie.

La profession appelle également à un encadrement plus strict de la vente de produits de vapotage, réservée selon elle à des professionnels formés et respectueux des règles.

L’EDC, présente sur le terrain du premier au dernier jour

Depuis 1928, l’EDC accompagne les buralistes dans leur activité, à travers ses solutions de cautionnement. Mais accompagner un réseau, c’est aussi être présent quand il s’exprime. Tout au long de cette semaine de mobilisation, nos équipes se sont rendues sur les lieux des rassemblements, jusqu’au rassemblement national de Vernon qui a clôturé la semaine le 11 septembre.

Plus de 500 buralistes s’étaient déplacés à Vernon pour défendre leur profession. L’EDC y était accompagnée de ses amis de la Maison des Buralistes, la Mudetaf et Formation Buraliste, réunis dans un même élan de soutien au réseau. À la tribune, plusieurs représentants de la profession, dont Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes, et Pierre Romero, secrétaire général, ont pris la parole pour des discours offensifs, appelant les responsables politiques à prendre leurs responsabilités face à la crise que traverse le réseau.

Cette présence sur le terrain n’est pas un geste isolé : elle prolonge l’engagement de l’EDC auprès du réseau des buralistes pour soutenir la profession dans les moments où elle a besoin de se faire entendre. L’EDC continuera de suivre les suites données à cette mobilisation, notamment dans le cadre des débats budgétaires à venir, et de se tenir aux côtés des buralistes pour faire face aux défis fiscaux et concurrentiels du secteur.