Reprendre un fonds de commerce de bar tabac ou tabac presse : notre guide complet

Accompagnement

Publié le 01 Avr 2026

Mis à jour le 08 Oct 2026

reprise bureau de tabac

1. Reprendre un bar tabac : comprendre la double dimension

Reprendre un fonds de commerce de bar-tabac ou de tabac-presse ne consiste pas uniquement à acheter une clientèle et un bail commercial.
L’activité tabac est encadrée par l’État : le débitant est lié à l’administration des Douanes par un contrat de gérance.

Toute reprise bar-tabac implique donc :

  1. Une cession commerciale du fonds
  2. La désignation du repreneur dans le cadre réglementaire Douanes

Les activités FDJ, PMU et marchands de journaux font également l’objet chacune d’un agrément.

Pour le parcours réglementaire complet, consultez notre guide pour ouvrir un bureau de tabac

2. Devenir buraliste

Pour devenir buraliste, le candidat doit :

  • soit être présenté comme successeur par le débitant sortant,
  • soit participer à une procédure d’appel à candidatures.

Le contrat de gérance est conclu pour 3 ans, renouvelable par tacite reconduction.

3. Prix du fonds de commerce d'un bureau de tabac : comment est-il déterminé ?

Le prix d’un fonds de commerce tabac dépend notamment :

  • de la rentabilité de l’établissement,
  • de l’emplacement,
  • du bail,
  • des activités annexes (bar, snacking, FDJ, PMU, presse)
  • de l’état du magasin et de son potentiel
  • …

Méthode de valorisation couramment utilisée basée sur la rentabilité (EBE reconstitué, CAF)

La valorisation doit être idéalement validée par un professionnel.
Il est fortement recommandé de se rapprocher d’une agence immobilière spécialisée dans la transaction de fonds de commerce ou d’un cabinet expert en cession-acquisition.
Ces professionnels disposent de références de marché fiables et actualisées.

Pour comprendre d’où vient la rentabilité d’un fonds avant d’en discuter le prix, voir notre analyse sur acheter un bureau de tabac.

4. Pièces comptables indispensables lors d’une reprise de bureau de tabac

Au moment de la cession :

  • Les trois derniers exercices comptables doivent être présentés.
  • Un inventaire détaillé des registres comptables est établi.
  • Les stocks doivent être évalués.
  • Un inventaire contradictoire des stocks est idéalement réalisé pour éviter tout litige.

5. Exonération des plus-values professionnelles

Lors de la cession du fonds, le cédant peut, sous conditions, bénéficier d’une exonération de la plus-value. Le dispositif le plus connu (article 238 quindecies du CGI) s’apprécie sur la valeur des éléments transmis : exonération totale jusqu’à 500 000 €, partielle entre 500 000 € et 1 000 000 €, aucune au-delà. Il suppose notamment une activité exercée depuis au moins cinq ans et l’absence de lien entre le cédant et le repreneur. D’autres régimes existent, en fonction du montant des recettes ou en cas de départ à la retraite.
Ces règles doivent être validées par votre expert-comptable ou votre conseil fiscal.

6. Banque et financement d’une reprise d’un bureau de tabac

Reprendre un fonds de commerce tabac nécessite un montage financier solide.

Les banques analysent principalement :

  • Les trois derniers bilans
  • L’évolution du chiffre d’affaires
  • La part des commissions tabac
  • La diversification (FDJ, PMU, bar, snacking…)
  • L’apport personnel
  • La capacité de remboursement

👉 Il est nécessaire de préparer un dossier complet avec :

  • Un business plan,
  • Les 3 derniers exercices comptables détaillés
  • La promesse d’achat du fonds
  • Il est important de bien négocier dès le départ ses frais bancaires. Retrouvez notre article sur la négociation des frais bancaires

  • Le bail commercial
  • Les justificatifs d’apport
  • Le plan de financement,
  • un CV à jour.
  • Le dernier avis d’imposition
  • En cas d’exploitation en société : statuts ou projet de statuts

Les solutions de financement (prêt, apport, aides) sont détaillées dans notre article financer un bureau de tabac.

7. Conclusion

La reprise d’un bureau de tabac est une opération à la fois commerciale et réglementaire.
Elle exige :

  • Une analyse financière rigoureuse
  • Une validation réglementaire auprès des Douanes
  • Un montage bancaire structuré
  • Un accompagnement par des professionnels spécialisés

La reprise suppose aussi de mettre en place les cautionnements exigés par les fournisseurs. :
– en savoir plus
– souscrire

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